Panneau de fibres à densité moyenne

Un panneau de fibres à densité moyenne1 ou MDF (pour medium density fiberboard, l’appellation anglophone) est un panneau de fibres de bois à moyenne densité (avec des masses volumiques variables : 800 kg/m³ pour le HDF, 750 kg/m³ pour le MDF, 600 kg/m³ pour le light MDF), par opposition aux panneaux de fibres de bois durs (type Isorel ou Unalit) dont la densité est élevée (de l’ordre de 1 000 kg/m³). Également connu sous la dénomination de medium (nom commercial du produit utilisé par la société Isoroy), ce panneau issu d’un procédé industriel continu, est constitué de fibres de bois et d’un liant synthétique à base de résine urée-formol que l’on soumet à des contraintes de température et de pression2. Du fait qu’il pourrait être cancérigène, il est de moins en moins utilisé dans la construction. Ce matériau industriel, inventé par hasard aux États-Unis en 1966, présente de multiples avantages : il est quasiment isotrope, c’est-à-dire présente des propriétés physiques homogènes dans les trois dimensions, sa texture fine le rend facile d’emploi en décoration, il est meilleur marché que le bois massif[réf. nécessaire], il est disponible en de multiples épaisseurs, il permet l’utilisation de bois de première éclaircie (arbres de faible diamètre, qui ne peuvent pas être utilisés comme bois massif). Le MDF est un panneau polyvalent, surtout retrouvé dans l’aménagement et la décoration intérieure. Il se substitue dans la plupart des cas au contreplaqué, plus onéreux. Le MDF ne convient pas en panneaux de contreventement du fait qu’il est sensible à l’eau contrairement à l’OSB. Il peut être ignifugé (Euroclasse B), cintré, laqué ou mélaminé et dans une certaine mesure hydrofugé (exclusivement en ambiance intérieure présentant des risques d’exposition temporaire à l’humidité).